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Elections présidentielles aux Etats-Unis, référendum en Italie, gestion du Brexit, réunions de la BCE et de la Fed. Les investisseurs ont de nombreuses échéances en vue en cette fin d’année, autant d’événements propices à créer de la volatilité sur les marchés

Il y a dix jours, ce sont les valeurs bancaires qui s’écroulaient en bourse. En cause: l’amende de plusieurs milliards de dollars – entre 5 et 14 selon les versions – à laquelle s’expose Deutsche Bank pour avoir vendu des produits toxiques à ses clients américains juste avant la crise des subprimes. L’action de l’établissement allemand perdait plus de 6% en une seule séance, entraînant dans sa chute les autres grandes banques européennes (UBS et Credit Suisse en tête).

La semaine dernière, c’est le prix de l’once d’or qui dégringolait – perdant près de 30 dollars mardi pour clôturer à 1268 dollars – suite à des signaux plaidant en faveur d’une normalisation des politiques monétaires, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe.

Aussi différents soient-ils, ces mouvements illustrent le retour d’une certaine forme de nervosité sur les marchés financiers. Une nervosité caractérisée par de la volatilité qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, s’était faite relativement discrète cet été malgré le vote surprise des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne.

Présent à Genève la semaine dernière, le chef économiste du groupe BNP Paribas William De Vijlder en a profité pour évoquer l’environnement économique actuel avec quelques journalistes. Un environnement caractérisé par un faible taux de croissance, a-t-il rappelé, et dans lequel «un choc, voire un mini-choc, suffirait à provoquer une récession économique à l’échelon mondial».

Pour l’heure, les principaux indices européens (à l’exception du FTSE britannique) affichent une baisse depuis le début de l’année tandis que les bourses américaines évoluent toujours en territoires positifs. Mais pour William De Vijlder, cela ne fait aucun doute: la nervosité des investisseurs ira crescendo en cette fin d’année 2016. Et cela d’autant plus que les sources d’incertitudes sont nombreuses.

Echéances politiques

La première concerne le Brexit – ou plutôt son application – même si le résultat surprise du vote britannique n’a pas créé pour l’heure le chaos tant redouté sur les marchés financiers. Comme l’expliquait le nouvel économiste d’UBS pour la Suisse romande Philippe Müller dans une récente interview au Temps, cette bonne gestion de la crise est à mettre au crédit des hommes politiques et de la Banque d’Angleterre qui ont su apporter les réponses adéquates à la situation jusqu’à présent.

Ce calme relatif pourrait toutefois ne pas durer. «Dès lors que les deux parties vont devoir se mettre autour d’une table pour négocier les termes de la sortie de l’Union européenne, les projecteurs médiatiques vont automatiquement s’enclencher et guetteront le moindre signe pour tenter de savoir si les discussions se passent plutôt bien ou mal», souligne William De Vijlder. Autant dire que la moindre tension pourrait avoir des effets sur le moral des investisseurs.

L’exemple du krach éclair qu’a connu la livre sterling vendredi à l’ouverture des marchés asiatiques est là pour le rappeler. Qu’il s’agisse d’une erreur humaine ou d’un problème lié à un algorithme, cet effondrement n’en est pas moins intervenu dans un contexte tendu qui a vu François Hollande et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker plaider en faveur d’une intransigeance face aux «manœuvres» britanniques sur les conditions du Brexit.

La grande échéance de ces prochains mois reste l’élection présidentielle aux Etats-Unis, le 8 novembre. D’autant que le Brexit, tout comme le référendum en Colombie au sujet de la paix avec les Farc, ont rappelé que les sondages n’étaient pas plus fiables que par le passé.

Or, comme l’ont écrit de manière assez caricaturale les économistes de Credit Agricole Indosuez Marie Owens Thomsen et Paul Wetterwald dans une note consacrée au programme du candidat républicain: «En cas de victoire de Donald Trump, mieux vaut tout vendre, mis à part son or, et se réfugier dans un abris antiatomique.»

Reste que les élections aux Etats-Unis peuvent aussi entraîner la paralysie des marchés, prévient William De Vijlder. «Même si un sondage comme le moindre petit commentaire pourront toujours créer des remous sur les marchés, conclut-il. Peu importent les volumes.»

Echéances monétaires

Les investisseurs ont aussi en tête le référendum constitutionnel du 4 décembre en Italie, dont le résultat devrait avoir une influence directe sur l’avenir politique du premier ministre Matteo Renzi. «Là aussi les sondages pourraient contribuer à animer les bourses européennes, prévient Fabrizio Quirighetti, responsable des investissements chez Syz Asset Management. Même si pour l’instant personne n’a envie de prendre de positions fortes, gardant en mémoire la chute de 10% qu’avaient encaissé les bourses au lendemain du Brexit.»

Enfin, les prochaines réunions de la Banque centrale européenne (BCE), le 20 octobre et le 8 décembre, et de la Réserve fédérale américaine (Fed), les 13 et 14 décembre, sont attendues avec une certaine fébrilité par les investisseurs. Si tous les éléments économiques, que ce soit sur le front de l’emploi ou de l’inflation, semblent réunis pour que la Fed annonce une nouvelle hausse de ses taux d’intérêt, la future politique menée par Mario Draghi est moins évidente.

La semaine dernière, une dépêche de Bloomberg, faisant état de propos tenus par des officiels de la BCE, laissait entendre que l’institution songerait à diminuer progressivement ses rachats de titres obligataires sur les marchés avant la fin de son programme d’assouplissement quantitatif prévu pour mars 2017. Elle pourrait procéder à des coupes de 10 milliards d’euros par mois sur les 80 milliards qu’elle dépense actuellement.

Certains analystes ne croient pas à ce «tapering» de la BCE. Lors d’une conférence organisée par AppleTree la semaine dernière à Genève, Giuseppe Seppe, de Lombard Odier Asset Management, s’est dit convaincu que Mario Draghi allait poursuivre sa politique monétaire accommodante. «Mais il veut aussi mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils mettent en œuvre la relance budgétaire», a-t-il expliqué.

Pour Fabrizio Quirighetti, les banques centrales n’en sont pas moins arrivées au bout de ce qu’elles pouvaient faire avec leurs politiques monétaires ultra-accommodantes. «Et comme les actions ont énormément profité des taux d’intérêt extrêmement bas, et du fait qu’il n’y avait pas d’alternatives pour obtenir du rendement, cette perspective va inévitablement rendre les investisseurs plus nerveux.»

 


Publié dimanche 9 octobre 2016 à 15:20.

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